Qu’est-ce que la voyance ?

By 19 mars 2019 VOYANCE

La voyance (ou clairvoyance) est un mode de perception extrasensoriel. C’est la faculté de percevoir et de pressentir des informations hors de portée des cinq sens, sans l’aide du raisonnement, que ces informations soient passées, présentes, ou futures.

J’assimile cette perception à une photo panoramique représentant à l’instant T toutes les forces en présence. Cela permet, dans des situations données, de percevoir l’ensemble de ce qui est, de ce qui a été ou de ce qui pourrait être. Cela s’apparente à une sorte de « Google de l’esprit » qui – s’il est bien utilisé et maîtrisé – délivre en temps réel une information exacte et précise.

 

Une potentialité qui débute par l’intuition

Tout le monde a déjà fait l’expérience de l’intuition : savoir que quelqu’un va nous appeler, que la journée ne va pas se dérouler comme prévu, avoir quelqu’un à l’esprit puis le croiser dans la rue, savoir qu’il y aura une place de parking libre devant le restaurant…L’intuition, c’est l’apparition à l’esprit d’une information qui ne lui est pas parvenue par l’intermédiaire des cinq sens ni par l’aménagement de contenus mémorisés. C’est ce que l’on appelle communément notre « sixième sens ». Certains l’appellent aussi « la petite voix intérieure ». Nous en sommes tous dotés. Ce sixième sens complète les cinq autres modes de perception avec lesquels nous apprécions la réalité : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher. Ce sixième sens – qui n’en est justement pas un, au sens physique du terme – nous permet d’établir des connexions au-delà de ce que nous connaissons ou de ce que nous pouvons percevoir avec les cinq autres sens.

Cette intuition du quotidien est l’utilisation a minima de ce sixième sens. À son paroxysme, c’est tout simplement de la voyance.

 

Un « super instinct » latent en chacun de nous

Il fut un temps où les Hommes utilisaient leur intuition dans bon nombre de situations courantes : pour aller à la chasse, pour savoir quel était le meilleur moment pour moissonner, pour anticiper le danger, pour faire de grands voyages… En somme : pour la survie, tout simplement. C’est encore le cas dans des pays qu’on dit « peu développés » : certaines tribus prennent encore les décisions importantes de la communauté en se basant d’abord et avant tout sur leurs ressentis.

Aujourd’hui, dans notre monde occidental hyperconnecté où toute l’information vient à nous sans même que nous l’ayons demandée, où le quotidien nous est rendu facile par la modernité et le confort dont nous bénéficions, nous avons de moins en moins besoin d’aller chercher les réponses par nous-mêmes.

Le monde moderne nous a éloignés de nos ressentis et de nos perceptions, de notre connexion à l’autre et, par conséquent, nous avons enfoui cette potentialité au plus profond de nous. La mentalité actuelle qui en découle, centrée autour de la pensée consciente et logique, nous a éloignés de notre instinct et de sa forme supérieure : l’intuition. C’est un peu comme si nous avions perdu ce « super instinct ». Tout comme nous pratiquons régulièrement d’un instrument de musique pour devenir un jour un bon musicien (voire, pour les plus talentueux, un virtuose), en identifiant les phases d’intuition dont nous sommes tous détenteurs, nous pouvons développer cette faculté et l’amener jusqu’à de la voyance.

Plus nous sommes à l’écoute de nos ressentis et plus nous leur faisons confiance, plus notre potentialité se développe et plus nous pouvons valider que la voyance n’est pas un pouvoir étrange et surnaturel réservé à une élite ou à des élus, mais bien une capacité dont chaque être humain est pourvu.

Nous sommes tous potentiellement voyants, charge à nous de faire nos gammes !

 

Au-delà des 5 sens et du mental

Nous disposons de trois moyens pour parvenir à la perception de ce qui nous entoure et à la compréhension de ce qui se passe : nos cinq sens, l’intellect (avec sa capacité d’analyse) et notre intuition.

Nos cinq sens, même s’ils sont plus affûtés chez certains que chez d’autres, ont des limites liées à notre condition d’être humain : nous ne verrons jamais aussi bien qu’un aigle, qui possède une vision à 240 degrés (la nôtre étant à 180 degrés) et nous n’entendrons jamais aussi bien qu’un chien, qui perçoit des sons compris entre 20 et 60 000 hertz (contre 20 à 20 000 hertz pour l’Homme).


Des apparences trompeuses

Imaginons que vous soyez dans la savane africaine, en vacances avec un groupe d’amis. Au cours d’un safari, vous voyez au loin une énorme fumée qui vient vers vous. La plupart d’entre vous penseront à un feu ou à une tempête. Il va s’avérer que c’est un troupeau de buffles, qui s’emballent et courent pour fuir l’attaque d’un félin. Seul un autochtone aurait pu penser à ce contexte. Les paires d’yeux et d’oreilles qui étaient là n’auraient pas pu détecter la nature du danger. Dans cette situation, nos sens sont bien insuffisants pour nous prémunir du danger imminent.

Nos cinq sens sont aussi assujettis à notre état de santé, à notre avancée dans l’âge, mais aussi à ce que nous vivons et traversons. Tout le monde perd un peu de son audition rien qu’en avançant dans la vie. Cette perte de performance peut affecter chacun de nos sens en fonction des difficultés et des accidents de vie que nous pouvons rencontrer.

Un autre facteur majeur intervient aussi : notre état psychologique (et l’état intérieur qui en découle). Ils peuvent aussi nous induire en erreur. Il peut nous arriver d’avoir cru entendre certaines paroles et d’avoir cru voir certains gestes, par peur, par frustration, par imagination, par crainte… Ou simplement parce que notre mental était tellement focalisé sur le fait que ces paroles ou gestes allaient se produire que nous nous sommes persuadés qu’ils ont existé. Notre mental est extrêmement puissant et peut nous faire prendre des vessies pour des lanternes… Vous en conviendrez, la perception par nos sens est largement perfectible.

Notre intellect et sa capacité d’analyse – aussi performants et affûtés soient-ils – peuvent aussi nous mener sur une mauvaise route. Soit notre analyse est basée sur nos sens et sur la déduction que nous pouvons en faire (et si nos sens se trompent, la déduction sera erronée également), soit notre analyse est purement intellectuelle et là, elle pourra être limitée par ce que nous sommes, par notre construction, notre éducation, notre environnement, nos failles, nos peurs, nos attentes, nos ambitions et aussi notre mémoire. Tous ces paramètres orientent, teintent et colorent notre esprit d’analyse.

A noter :
Notre sixième sens n’a pas ce genre de limites. Contrairement à nos sens physiques, notre mental et notre intellect (qui sont des potentialités liées à notre corps), l’intuition et la voyance sont des facultés de l’esprit. Ce sixième sens nous permet de voir au-delà des apparences, au-delà du contexte, au-delà de nos limites physiques. Au stade ultime, cette faculté est la pure compréhension omnisciente de l’âme.

La vision intuitive et la voyance, parce qu’elles n’utilisent pas les cinq sens, ne sont pas perverties par les limites du corps physique. Bien utilisées et bien maîtrisées, elles sont pures et bien plus puissantes et plus larges qu’une vision utilisant les sens, le mental ou l’intellect.

Elles ne sont pas non plus limitées par le temps ni par l’espace. Nous pouvons réceptionner des informations qui ne sont pas dans la même temporalité que la nôtre, comme nous pouvons réceptionner des informations sur ce qui se passe ou va se jouer de l’autre côté du globe terrestre.

La voyance est une potentialité qui va au-delà de nos limites physiques !

 

Tous voyants, tous détenteurs !
Tout être humain est doté de ce sixième sens. Cette capacité de percevoir via l’esprit, sans passer par notre corps, est une potentialité que nous avons tous : il suffit de l’identifier, de savoir la reconnaître, de la révéler… et de l’entraîner ! Mais nous n’y avons pas tous accès de la même façon.

Hommes, femmes… Tous égaux.
On dit souvent que les femmes ont plus d’intuition que les hommes. Il est vrai qu’elles font plutôt appel à l’intuition dans leurs modes de fonctionnement, alors que les hommes font généralement appel à la raison. Mais il est faux de croire que la potentialité d’intuition est l’apanage des femmes. Elle est simplement un lien avec le principe féminin présent en chacun de nous, que nous soyons hommes ou femmes.

Bien évidemment, ce principe féminin peut être, de par l’éducation qui nous a été donnée ou notre vécu, plus ou moins prégnant. Par exemple, si un homme a été éduqué sans qu’il ne lui soit permis d’exprimer la moindre sensibilité, le moindre sentiment, il aura difficilement accès à la part d’intuition qui est la sienne. Mais cette intuition, même refoulée, existera bel et bien. Il en va de même pour une femme qui refoulerait fortement sa part féminine : elle serait naturellement moins proche de sa part d’intuition.

Au-delà de cet accès plus ou moins aisé à notre part intuitive (qui est un obstacle mineur), il y a également quelques prérequis pour favoriser l’émergence de ce sixième sens.

Plus nous sommes mobiles intérieurement, libres des préjugés, de notre éducation et de notre vécu, moins il y a de restriction à la réception. Cette ouverture et cette souplesse intérieure permettent de moins solliciter le mental qui, naturellement, mettra moins de barrières à quelque chose qu’il peut concevoir ou accepter. La présence du mental étant par nature à l’encontre de toute réception de voyance, toute personne pouvant s’inscrire dans une profonde liberté intérieure facilitera l’accès à ses réceptions et ressentis.

La voyance est l’apanage de chacun d’entre nous.